07/03/2018

La maison d’Abraham : ma maison pour un mois

Genève sous la neige, l’arrivée à Tel Aviv se fait avec 7 heures de retard dû au déblaiement. Heureusement le taxi commandé est présent à l’arrivée. Sont ainsi évités les embrouilles avec les taxis légaux et illégaux, difficiles à démêler dans la nuit.

Histoire de plaques

En route, échange de questions habituelles entre le chauffeur et moi. -Vous venez de quel pays ? -Je suis suissesse et vous ? - Palestinien. – Oui, pourtant votre taxi a les plaques jaunes des véhicules israéliens… - « c’est parce que je suis Palestinien de Jérusalem-est. Mon taxi est immatriculé en Israël.  De toute façon, ici à l’aéroport, tous les taxis sont israéliens. Vous ne verrez que des plaques jaunes. Les taxis palestiniens, aux plaques bleues, n’ont pas l’autorisation de rouler sur la route de l’aéroport ». Premier contact- plus vite que prévu- avec la complexité déconcertante de la région.

Plus loin : des lumières vives jalonnent des agglomérations. Aussi fortes que les lampes qui illuminent à Genève la prison de Champ-Dollon. « C’est des implantations israéliennes, en fait des terrains occupés dans notre territoire. Vous en voyez là et là, explique le chauffeur, partout ».

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La maison d’Abraham : ma maison pour un mois

Il est trop tard ce soir pour entrer plus loin dans la discussion.

Arrivée à destination, je me coule dans la douceur et le calme de la Maison d’Abraham, dans laquelle je suis engagée comme bénévole pour un mois. Cette bâtisse surplombe Jérusalem. Demain je rencontre les six autres volontaires aux côtés desquels je vais travailler.  Mais c’est une autre histoire.

 

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